À PROPOS

Maroussa Leclerc recherche les endroits de déséquilibres qui permettent la rencontre. Pour cela elle met en jeu amateurs/professionnels, jeunes/vieux, texte/corps, visible/audible, autant de dualités qui produisent des frictions qu’il s’agit de mettre en jeu de manière vivante.

Après une formation d’éducatrice spécialisée, Maroussa suit une formation intensive de comédienne à Minsk en Biélorussie. Forte de sa rencontre avec la technique russe et de personnalités telles que Andrei Savchenko et Kirill Zakarov, elle rentre à Paris et intègre le CEPIT de Cergy Pontoise, formation qu’elle suivra pendant deux ans.

En 2012, elle participe à la création de Suivez-moi jeune homme (SMJH) avec Nina Richard. Ensemble elles expérimentent pour trouver un autre rapport au monde et à l’autre. Les établissements scolaires, les maisons de retraites, les hôpitaux, la forêt, la rue deviennent laboratoire sous l’impulsion de la compagnie qui teste et enrichit sa ligne artistique avec ces publics actifs. Maroussa Leclerc a conçu au sein de SMJH : Clara 69 de Gildas Milin, Alice d’après le conte de Lewis Caroll, et Kids de Fabrice Melquiot. En 2016, elle entame une nouvelle collaboration avec Brune Bleicher arrivée après le départ de Nina Richard vers d’autres horizons. Ensemble elles mènent Dérive, balade en territoire quotidien.

Parallèlement elle rejoint l’équipe d’Anis Gras-Le lieu de l’autre (espace artistique et culturel 94), pour monter avec Catherine Leconte une plateforme d’enseignement et d’expérimentation par l’art : Labelle-école. Elle met en relation des enseignants et des artistes qui élaborent ensemble des ateliers pédagogiques et artistiques visant à entremailler le plus activement possible les programmes scolaires, la pratique de l’art et les dynamiques de transmission et d’apprentissage.

Désireuse de continuer à faire des rencontres, à se former, et à réinterroger sa pratique artistique Elle intègre le TAC, dont elle rejoint la coordination en 2014. A la fois comédienne et metteure en scène, elle participe à plusieurs laboratoires : Du problème de chauffage, digression ludique à tendance érotique, Mon chien s’appelait Michel, Prologue au néant où comment se sortir du trou, On pourrait sauver le monde dommage qu’on ait autre chose à foutre.

Aujourd’hui Maroussa Leclerc continue à rechercher les endroits de déséquilibres qui permettent la rencontre. Pour cela elle met en jeu amateurs/professionnels, jeunes/vieux, texte/corps, visible/audible, autant de dualités qui produisent des frictions qu’il s’agit de mettre en jeu de manière vivante.