DÉRIVE, BALLADE EN TERRITOIRE QUOTIDIEN
Théâtre / arts visuels
Création 2016

« Le problème n’est pas d’inventer l’espace (…) mais de l’interroger,
 ou, plus simplement encore,
 de le lire ; car ce que nous appelons quotidienneté n’est pas évidence, mais opacité : une forme de cécité, une manière d’anesthésie»

George Pérec Espèces d’espaces

 

QU’EST CE QU’UNE DÉRIVE

Une dérive est un exercice défini par l’intellectuel situationniste Guy Debord en 1956.
 C’est une balade dans laquelle le participant est invité à se laisser guider par les signes que lui propose son territoire quotidien. Une dérive nous permet de gratter les couches du réel, de se réapproprier l’espace et d’entrouvrir les portes d’un nouveau monde sensible.

LE PROJET

Avec Dérive, nous interrogeons le territoire quotidien que nous envisageons comme étincelle au récit fictionnel.

Comment notre territoire quotidien, ces paysages habituels que nous traversons en boucle tout au long de nos journées, peut nous déplacer ? Comment ce déplacement nous permet de réinvestir cet environnement ? Il ne s’agit nullement de le ré-enchanter mais de prendre le temps de le regarder, de l’écouter et de laisser notre imagination vagabonder, de l’habiter.

Dérive croit en l’imaginaire comme condition nécessaire pour habiter l’espace et propose une expérience qui déplace le spectateur en lui proposant un regard sensible et poétique sur ces territoires du quotidien, grâce aux matériaux visuels et sonores récoltés tout au long des résidences, aux récits pris en charge par les comédiennes et à l’intervention d’une illustratrice en direct.

LE PROPOS

Habiter. Mot incroyable.
À peine prononcé un abri nous pousse sur la tête comme un parapluie. C’est sans conteste la barre du « t »
.
Le mot habiter nous habite, regardez nos bouches quand nous disons « ha »,
puis vient « bi ». 
« Bi » c’est deux,
et 
Habiter c’est deux, à l’intérieur et à l’extérieur
.
Habiter c’est incroyable comme c’est complet.

  • Dérive croit en l’imaginaire comme condition nécessaire pour habiter l’espace.
  • Dérive propose une expérience qui déplace le spectateur en lui proposant un regard sensible et poétique sur ces territoires du quotidien.
  • Dérive s’entoure de matériaux visuels et sonores récoltés tout au long des résidences, aux récits pris en charge par les comédiennes et par l’intervention d’une illustratrice en direct.

L’exercice de la dérive nous renvoie à ce constat : l’imagination peut s’exercer partout, même sur nos espaces quotidiens que l’on pense connaître par coeur. Cette redécouverte et libre interprétation de ce qui nous entoure ne sont pas vaines. Elles ne sont pas non plus une lubie enfantine. Détourner la réalité, ce n’est pas seulement une posture d’enfant, c’est une façon de s’approprier ce qui nous entoure, ne plus le subir pour remettre l’alternative au goût du jour. En découle cette conviction : l’imagination peut circuler dans tous les domaines de la vie. Guy Debord pensait qu’une révolution pourrait avoir lieu en commençant par révolutionner la vie quotidienne…

« Les difficultés de la dérive sont celles de la liberté»

Guy Debord

Brune Bleicher interprète – metteuse en scène
Maroussa Leclerc interprète – metteuse en scène
Alaïs Raslain interprète – illustration en direct – création vidéo
Marinette Buchy création lumière
Scénographie en cours
Marie Chabredier administration
Caroline Decloitre production

Partenaires Dispositif Création en cours : Ministère de la Culture et de la Communication, Ministère de l’Éducation Nationale, Les Ateliers Médicis-Clichy-Monfermeil // soutien financier et accueil en résidence Théâtre Paris-Villette (75) // artiste en résidence Anis Gras – le lieu de l’autre (94) // artiste en résidence Salle Équinoxe (38) // étape de travail École de Doissin (38) Théâtre de la Noue (93)

Dossier artistique : Dérive

© Alaïs Raslain