DÉPAYSER
Recherche théâtrale à partir de la langue étrangère

Projet de création 2018 – 

LE PROJET

« Je veux un mot vide que je puisse remplir » Jacques Rancière, Le Spectateur émancipé

Dépayser place celui qui joue et celui qui regarde dans la situation « d’être étranger à » pour se laisser traverser par la richesse des potentiels qu’offre cette expérience.

À partir d’une pièce classique en alexandrins, ce projet veut dépayser les langues : la langue n’est pas entendue ici comme une nationalité mais comme une partition sonore unique, chaque phrase étant la mélodie d’une émotion qui peut être comprise sensiblement par tous. À travers son rythme et ses sonorités, la langue étrangère, comme la musique ou l’alexandrin, émoustille nos sens et nourrit notre imaginaire.

Dépayser porte en lui la conviction que par cette approche intime et sensible, on peut arriver à établir un point de compréhension entre toutes les langues. Et nourri par la singularité de chacune, réaliser ce qu’il faut de langues pour arriver à dire l’homme.

 

LES ÉTAPES

1# FILM : filmer les scènes d’Andromaque  en plans séquence pour capter les troubles des personnages et mettre en avant leurs émotions.

2# ATELIERS : présenter les films d’Andromaque à des personnes allophones : quelles émotions se cachent derrière les sons des mots ? Que comprend-on d’une langue dont on ne détient pas le sens ?

3# CRÉATION : À partir des langues récoltées lors des ateliers, créer une Andromaque multilingue qui permette à chacun (interprètes comme spectateurs) d’éprouver la singularité « intraduisible »  que porte en elle chaque langue étrangère.

 

 

Brune Bleicher conception et mise en scène
Juliet Doucet, Valentin Dilas  (distribution en cours) jeu
Paul de Bary caméra
Suivez moi jeune homme production

Soutiens (en cours) Anis Gras –  Le lieu de l’autre, Arcueil (94), Filigrane Rhône-Alpes, Lyon (69), Collège Pierre de Ronsard, l’Haÿ-les-roses (94)

© Panos Tsagaris